Depuis 2019, le programme Olympe créé par Orphéopolis permet aux jeunes de l'association de bénéficier d'une formation spécialisée pour réussir les concours et ainsi rejoindre les rangs de la police nationale.
Clamer à la cantonade que la police est une grande famille peut apparaitre comme une vision bercée d'illusion. Voire même d'une certaine crédulité. Mais en creusant au plus profond de l'institution, l'expression prend tout son sens. Et ce ne sont pas Pierre et Henry qui diront le contraire. Les deux jeunes hommes âgés de 20 et 23 ans ont trouvé en Orphéopolis une épaule solide capable de leur allouer un destin autre que celui qui a endeuillé leur famille. Pour Pierre, c'est la maladie qui a emporté son père tandis qu'Henry a eu la douleur d'apprendre le suicide de celui qu'il érigeait au rang de pilier de la famille.
Malgré le traumatisme, tous deux ont pourtant décidé d'emprunter la même voie, celle de la police nationale. Bien aidée par Orphéopolis pour y parvenir. « Quand j'ai perdu mon père, la police et Orphéopolis sont tout de suite venus nous aider et ça nous a beaucoup apporté. Aujourd'hui j'ai décidé de m'engager dans cette voie car je pense que c'est une bonne vocation », juge Henry.
Le programme Olympe, un accompagnement sur-mesure
Et quel meilleur moyen d'y parvenir que le programme Olympe créé par Orphéopolis en 2019. « L'idée est née à la suite de la demande de plusieurs orphelins qui voulaient passer le concours et qui voulaient être aidés », se souvient Sandra Camus, coordinatrice du projet. Les apprentis sont accueillis au sein du village historique de l'association, à Bourges (Cher).
Les jeunes y sont encadrés par des coaches sportifs, un ancien fonctionnaire de police pour la préparation des épreuves écrites, et sont envoyés en stage au commissariat de Bourges et en immersion pendant une semaine à l'École nationale de police (ENP) de Sens (Yonne).
Sur les traces du père
« Ils ont vécu un traumatisme mais ils ont ce désir de vouloir aller sur les traces du père. Ils ont grandi dans cet univers et c'est un moyen pour eux d'y retourner », observe Sandra Camus.
Pierre en est la parfaite illustration. « Quand j'étais petit et que je voyais mon père avec son uniforme, je le prenais pour un héros. Quand on grandit avec cette image, on a envie de faire pareil », insiste le bénéficiaire du programme Olympe.
Au total, ce sont 30 jeunes orphelins qui ont bénéficié du dispositif depuis sa création.